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Vendredi 30 mars 2007 5 30 /03 /Mars /2007 16:24
  Antagonisme du lieu / non-lieu

    Si la surmodernité est productrice de non-lieux , ils n’en restent pas moins la mesure quantifiable de l’époque.M.Augé
Les non-lieux sont  : « les voies aérienne, ferroviaire, autoroutière et les habitacles mobiles dits « moyens de transport »(avion, train, bus), les aéroports, les gares… »
Les liaisons nodales qui interviennent à l’intersection de ces filaments urbains sont donc autant de non-lieux. Une telle définition est très ambigüe car il faut considérer le non lieu comme un croisement de trajectoires individuelles.
     Si ce croisement est un nœud on rejoint alors la définition de K. Lynch sur la notion de repère, de nœud en tant que point d’ancrage de nos cités : «  lieu distinct et inoubliable que l’on ne peut confondre avec aucun autre. »



Par djulian - Publié dans : mantis-religiosa
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Vendredi 30 mars 2007 5 30 /03 /Mars /2007 16:04
    « Lieu habité par le divin ; Les trains les wagon-restaurants (manger en vitesse) les gares , surtout celle de l’ouest Amérique, ou les trains qui font du 140 à l’heure passent en buvant (sans s’arrêter) l’eau nécessaire et les sacs de la poste. Les pont les tunnels . Le Strand de Londres, les circuits automobile, les films, les postes T.S.F, les grands tuyaux qui, par la ruée véhémente des eaux alpestres arrachent à l’atmosphère l’électricité motrice. Les grands couturiers qui par l’invention de mondes éphémères créent la passion et la haine du déjà vue, les champs de bataille. Les mitrailleuses, Les fusils, les canons, les projectiles sont divins divine impatience des explosifs souterrain, faire sauter l’ennemi avant que l’ennemi vous fasse sauter. Les moteur à éclatement et les pneus sont divins. Les motocycles sont divins. Leur essences aussi est divine.
Il faut continuellement varier la vitesse pour que notre conscience y collabore. La vitesse dans le double virage atteint sa beauté absolue, parce qu’elle lutte :
    1°contre la résistance au sol.
    2°contre les pressions variées de l’atmosphère.
    3°contre l’attraction du vide creusé par le virage.
La vitesse en ligne droite est massive, grossière, inconsciente. La vitesse dans le virage est transparente, distinguée consciente». La nouvelle religion moral de la vitesse 1916.                                          
F.Marinetti

    « D’exercice en exercice, parvenir à trouver le nécessaire dans moins, toujours moins que le moins déjà acquis, puis faire en sorte que ce moins soit le plus simple, le plus clair, le plus bref possible. Alors moins moins égale plus que tout ».                                             M.Seuphor
   
    « Nous ne pouvons pas enfermer un sens nouveau dans les catacombes des objets du passé.
Nous ne pouvons rien construire sur les ruines de Iaroslavl et les fouilles de Pompéi, malgré tout leurs classicismes et leur beauté »  1921.                                                                                                                  
K.Malevitch

« Résister au accès de faiblesse craintive dans lesquelles vous voulez      retenir le mouvement, pétrifier les instants et tuer la vie. Renoncer à toujours élever des valeurs qui
J.Tinguely
   
    « Tout ceux qui pour agir se placent sous la tutelle du passé, sont invité à se faire connaître. Tout ceux  qui tentent aujourd’hui dans le domaine de l’art de la science ou de la vie, un effort neuf et désintéressé, sont conviés à y prendre part il est question constamment de la nécessité d’un prétendu retour à la tradition, l’expression d’une volonté qui porte à agir avec le minimum de références, autrement dit, à ce placer au départ en dehors du connu et de l’attendu ».(manifeste du congrée de Paris 1922…)
G Auric, A Breton, R Delaunay, F Leger, A Ozenfant, J Paulhan.
       
     « A mon avis, il n’y a de nouveauté qu’au sein de la tradition. Vous ne pouvez subvertir la tradition que de l’intérieur. A partir du moment ou vous êtes extérieur à tout, vous êtes dans le néant et vous y restez ! Je crois qu’aujourd’hui on est là … Plus on condamne l’imitation, plus on se voue à elle sous un déguisement quelconque. Jamais les modes n’ont été plus contraignantes qu’aujourd’hui. La vie intellectuelle n’est plus qu’une série d’engouements frénétiques, jusqu’au moment ou le ressort se casse. »Quand ces choses commenceront. P 73.Ed, le Seuil.
R.Girard
Par djulian - Publié dans : mantis-religiosa
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Lundi 12 mars 2007 1 12 /03 /Mars /2007 10:07


   
Le territoire biologique.

    Si, on examine comme le préconise Patrick Geddes (13) la vie de la cité et de ses habitants, à la manière du  biologiste on peut s’apercevoir que le territoire est lieu et non-lieu à la fois.
Ainsi la définition au sens  biologique du territoire représente curieusement l’idée même du non-lieu et du lieu.

-Territoire Biologique .n.m. Région cutanée ne correspondant à aucune limite histologique ou anatomique, mais possédant une potentialité propre mise en évidence en cas de régénération après section traumatique.
Lexis.1975
    Concevoir une interface multi-modale de transport c’est avant tout concevoir un rapport anthropologique, c’est à dire un élément structurant tout aussi bien l’individu que l’ensemble social en son entier
« Tout ensemble social, quel qu’il soit est fondé sur une circulation originelle, et ne peut perdurer que sur le rappel périodique, ou inscrit dans des espaces particuliers de celle-ci. En ce sens l’errance primitive, ou ponctuelle, est une sorte de respiration sociale, en ce qu’elle met l’accent sur la dimension structurelle de l’échange ». (14) Le territoire de  transit* pourrait être dès lors un territoire biologique*.  Véritable liaison nodale, intervenant dans un système où la rupture est traumatique, l’interface contribue au processus de « déterritorialisation » de l’individu, lors de ses déplacements. La notion de parcours est associée ici à une délocalisation quotidienne des usagers. La « détérritorialisation »qui est ici symptomatique, offre une signification particulière de la notion de mobilité. Cette même déterritorialisation décrite par Deleuze dans Les milles plateaux est ici à propos, en effet les rapports induits entre site et fonctionnalité se trouvent regroupés dans un régime de signes fondateurs, l’espace en est ainsi désigné.

«Ce sont les marcheurs qui transforment en espace la rue géométriquement définie comme lieu par l’urbanisme. A cette mise en parallèle du lieu comme ensemble d’éléments coexistants dans un certain ordre et de l’espace comme animation de ces lieux par le déplacement d’un mobile, correspondent à plusieurs références qui en précisent les termes. »




Par djulian - Publié dans : mantis-religiosa
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Lundi 12 mars 2007 1 12 /03 /Mars /2007 09:56
     
Le   support au mouvement, fait social.

        Construire pour le transport : Tracer la route, édifier pour elle, deux objectifs qui sur le plan de l’esthétique, font appel à deux expérience contradictoires : le regard qui s’arrête ou qui passe. Selon que l’on examine un territoire ou que l’on s’y déplace à la grande vitesse des véhicules modernes, le paysage change radicalement, incitant l’oeil à percevoir avec des références opposées. « Il y a loin en effet de la vue du peintre de chevalet à celle de l’homme à la caméra ». Tout sépare ces deux approches : soucis du lointain ou du proche, art de la composition ou du montage, temps de l’oeuvre ou de l’éphémère. Construire pour le voyageur, c’est jouer sur les tableaux de l’un, les raccords de l’autre. Des formes de nature différentes en découlent qui obligent de penser la route comme une imbrication de deux univers où l’on bâtirait tout autant de l’impression fugace que pour le sentiment géographique ».
    Le support au mouvement peut être conçue dans sa forme accessible de la façon la plus minimale, fonctionnalitées confondues .
Les segments de délocalisation du passager qui empreinte lors du parcours les différents modes de transports sont autant de paramètres à prendre en compte lors de la conception rationnelle des systèmes du projet.
Dans la conception, la systématisation des structures modulaires, passerelles, pontons, rampes, quais assurants  la liaison entre les différents modes de déplacement tient du croisement des flux. Les trajets multi-modaux sont donc induits par l’articulation de ces éléments architecturaux, il découle de ce fait, une pratique géométrique  de l’espace.

    Intégrer un équipement publique (piscine municipale) au sein du programme de l’interface c’est répondre de manière singulière à l’absence de réciprocité qui existe entre un espace saturé d’humanité : le lieu de transit par excellence (dynamique), et l’espace qui le caractérise (statique).
    Le rapport statique/dynamique induit le flottement dans l’espace temps, ainsi didactiquement parlant répondre uniquement aux attentes techniques d’une station multimodale n’est pas un acte social. Par contre si on introduit dans le process du projet des espaces d’interactions comme autant de promesses de rencontres, se conjuguants au passé comme au futur, l’espérance et la nostalgie appellent de ce fait à éveiller l’individu à la conscience du temps.
    L’intégration sur le plan anthropologique en tant que négation du non-lieu, peut se traduire par la multiplication des usages et  ainsi créer sur la zone un paysage agricole, véritable pratique d’une agriculture* urbaine, transformant le fait social en ordre organique.

Par djulian - Publié dans : mantis-religiosa
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Jeudi 7 décembre 2006 4 07 /12 /Déc /2006 15:54
Station de métro, Praça da  Figueira,                                  Lisbone 2002.

    En surface. une grande place carré en chantier, autour :  des magasins de morues, de vêtements, qui côtoient les cafés, populaires ou chics comme la pasteleria suissa.
Des groupe d’africains, Angolais, Capverdiens, Mozambicain réunis autour de rabatteurs oeuvrant pour le travail clandestin ou proposant des communications téléphoniques avec l’Afrique, des vendeurs de fleurs défraîchies, des chinois de Macao postés à la sortie de la bouche de métro, qui au grès de la météo  haranguent les passants pour leur vendre des lunettes de soleil ou des parapluies, des handicapés proposant des piles  électriques ou des billets de tombolas, des dames d’un certain âge, ou d’un âge certain sans aucune tenue provocante attendent les habitués…



    Dessous, sous un dédale de marbre une grande fille en bleu court pressée, tenant sa longue robe dans ses mains gracieuses, sa silhouette est fuyante, répétitive.
Ses traits sont estompés par son mouvement,  floue comme la fuite du temps ; motif de céramique bleu azur, ornement sensible d’une frise au mur… ......................................................................................Azulejos.
Par djulian - Publié dans : mantis-religiosa
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